Une zone de verdure au nord de la commune !

On ne regrette pas d’avoir un parc mais on peut regretter de ne pas en avoir. Par exemple, le parc Stagni a été racheté par la Commune dans les années 60. Le regrettez-vous ? Voudriez-vous amputer la moitié du parc Stagni pour y créer des logements ? Probablement pas. Alors, ne le faisons pas non plus pour Le Moulanais. Car le rôle des espaces verts est unique et irremplaçable au plan social et environnemental. Ce que nous devons décider aujourd’hui ne concerne déjà plus notre génération, cela concerne nos enfants, nos petits-enfants et tous se réjouiront qu’en 2020, nous avons décidé de leur laisser de l’espace.

Contexte cantonal

Ces 3 dernières années, la politique du département du territoire a été de nombreuses fois décriées et reniée par la population en raison des coupes d’arbres, des destructions de bâtissent historiques et des déclassements de parcelles en vue de densifier. Ceci nous montre que la sensibilité de la population a évolué récemment et que la réflexion bouge suite aux constats que les constructions de logements à Genève ont enlaidi notre canton, resserré l’espace, pour au final s’apercevoir que le taux de vacance n’a pratiquement pas bougé. En parallèle, plus de 230’000m2 de bureaux sont vides et cela va augmenter car le télétravail est entré dans les meurs. Le canton peut avoir une politique plus active pour transformer ces espaces en logements et ce avant de venir péjorer notre commune.

Sur le Nord de la Commune

Le Nord de la Commune ne dispose pas d’espace de verdure et la dernière parcelle libre de construction est celle-ci. La densification de ce secteur est forte depuis déjà de nombreuses années et est vouée à se renforcer encore notamment avec les surélévations du chemin de la Montagne ainsi qu’un immeuble supplémentaire à l’emplacement de la Coop. De plus, la zone 5 voit toutes ses parcelles construites avec des immeubles r+2. A terme, tout le nord de la Commune sera drastiquement densifié. S’agissant de la mobilité enfin, n’oublions pas les 2600 logements prévus d’ici 2030 aux Communaux d’Ambilly qui, malgré les mesures de modernisation des bus et l’essor de la mobilité douce augmenteront le flux de voitures sur JJ Rigaud et Montagne.

Pour la parcelle 3210

En 2018, la population a voté contre le déclassement de la parcelle en zone 4 et contre un projet de PLQ. Fin 2019, le Conseil Administratif a écrit au Conseil d’État pour demander la mise en zone de verdure de cette parcelle. Dans ce cas, le Conseil Municipal doit se déterminer par voie de résolution sur cet objet. Si nous ne le faisons pas, nous prenons le risque que des habitants nous obligent à le faire via une initiative communale.

Le timing

C’est en septembre 2020 que nous sommes invités à prendre une décision rapide pour déposer avant novembre une proposition d’aménagement. La commission Territoire a choisi l’option qu’elle pense la plus acceptable pour le Grand-Conseil. Nous estimons qu’il est toutefois étonnant de s’auto-censurer par peur des remontrances du Grand-Conseil. Le choix de densifier en zone 4 pour éviter de la zone 3 est un choix dont on ne sait même pas s’il est raisonnable car nous n’avons aucune garantie sur son acceptation et sur les compromis qui seront encore demandés. Pourquoi dès lors ne pas être plus combatif et plus audacieux en présentant la version la plus « pure » ? Quant aux considérations financières, Westpark a acheté cette parcelle 14 millions. La commune a acheté la parcelle Gauthier 24,8 millions sans aucun problème…

Il faut aussi garder à l’esprit que densifier coûte cher aux communes. Aujourd’hui, acheter du terrain ne peut pas être un mauvais investissement à l’heure où les taux sont négatifs. C’est le bon moment. 

La position de notre groupe

Le groupe Alternatives pour Chêne-Bougeries estime que la population a besoin de logements dont les loyers sont abordables. Pour ce faire, nous privilégions la construction de logement communaux. La commune dispose de parcelles qui pourraient répondre à court et moyen terme à ce besoin. Outre les logements à loyer abordable, la population a aussi besoin d’espaces verts pour se délasser, les enfants ont besoin de courir, jouer, se rencontrer. La cohésion sociale et la qualité de vie augmentent grâce à de tels lieux. Notre programme indique que nous sommes favorables à la construction de logement seulement si les infrastructures communales permettent d’accueillir correctement de nouveaux habitants. Aujourd’hui ce n’est pas le cas.

Nous avons aussi pris acte de la volonté populaire à Chêne-Bougeries quant au refus de déclasser la parcelle en zone 4. Revenir au-devant de la population avec de la zone 4 alors qu’elle l’a clairement refusé en 2018 n’est-il pas un affront ? 

C’est pourquoi, le groupe Alternatives pour Chêne-Bougeries, avec l’intention de respecter la volonté populaire, pour la démocratie et pour le bien-être de la population, a déposé lors du Conseil municipal du 24 septembre 2020 un amendement portant sur le déclassement du Moulanais en zone de verdure et infrastructures publiques. Celui-ci a malheureusement été refusé à une voix près, et c’est un déclassement partiel en zone 4A qui a été privilégié pour négocier avec le canton. 

Céline Pillonel
Conseillère municipale Alternatives pour Chêne-Bougeries

Des antennes 5G sur nos têtes ? Attention !

Dès l’annonce en 2018 du prochain déploiement de nouvelles antennes 5G sur le territoire suisse, de nombreuses voix se sont élevées contre une fuite en avant technologique dans un but purement économique, sans études scientifiques sérieuses préalables.Cela a été notamment le cas chez les 1500 habitants du quartier de la Gradelle à Chêne-Bougeries: pas moins de trois antennes 5G garnissent aujourd’hui les toits de leurs immeubles. Situées à quelques dizaines de mètres les unes des autres, elles cernent une crèche, une école primaire et un établissement médico-social. La concentration d’antennes dans ce quartier dense mais néanmoins paisible suscite de vives réactions de la part des riverains comme des élus locaux.

Les élus ont le devoir d’écouter les inquiétudes de la population, dues à la méconnaissance des effets sur la santé de l’exposition au rayonnement des antennes, au manque de transparence des opérateurs qui ne rendent pas les données facilement accessibles et à une perte de confiance envers les institutions, la Confédération ayant vendu très cher (380 millions de francs) les concessions aux opérateurs. La loi votée par le Grand Conseil en février oblige les opérateurs pendant une durée de trois ans à déposer des demandes d’autorisation pour toute installation ou modification d’antenne. Cette mesure contraignante vient compléter le moratoire décrété par le Conseil d’État en 2019, qui suspend ainsi toutes les demandes, tant qu’une incertitude demeure au niveau fédéral. En effet, le groupe d’experts mandaté par la Confédération a reconnu dans son rapport rendu public fin 2019 qu’il n’était pas possible à ce jour de déterminer si le niveau de rayonnements de la 5G présentait ou non des risques pour la santé.

La gauche de Chêne-Bougeries, suivie par le Conseil municipal, avait tiré la sonnette d’alarme en juin 2019 déjà, en votant une motion afin de freiner l’installation d’antennes 5G sur la commune. Le Conseil administratif, à majorité Verte depuis le 1er juin, a de son côté récemment annoncé qu’il s’alignait sur la politique du canton en donnant des préavis négatifs systématiques pour toute demande d’autorisation de construire qui concerne la technologie 5G. Cela fait partie du rôle de proximité des communes que de préserver le bien-être, la quiétude et la santé de leurs habitants, en leur assurant un environnement sain, qui est par ailleurs un droit inscrit dans la Constitution genevoise.

Ainsi, le principe de précaution doit être respecté tant que des données scientifiques claires ne sont pas disponibles. La Suisse étant l’un des premiers pays à s’être lancés à large échelle dans l’équipement de son territoire en antennes 5G, nous pouvons nous permettre un temps d’arrêt. Prenons le temps de réfléchir à quelle société nous voulons pour demain: un monde hyperconnecté dans lequel l’obsolescence de tous nos appareils actuels est déjà programmée, ou une société plus lente et plus saine, dans laquelle nous choisissons de vivre plus simplement?

Catherine Armand
Texte paru le 24 juin 2020 dans la Tribune de Genève, rubrique « Opinions »
https://www.tdg.ch/5g-danger-ou-necessite-671517107397

Merci pour votre soutien et vos votes !

Merci à toutes les électrices et tous les électeurs qui nous ont accordé leur confiance et leur vote ! Nous perdons un siège au Conseil municipal, mais nous sommes heureux du score historique de notre candidate au Conseil administratif Catherine Armand. Il est un bon signal pour la gauche dans notre commune, et démontre que nous avons su convaincre et rassembler autour de notre programme et nos idées. Nous sommes fiers de toutes nos candidates et candidats, qui ont mené cette campagne avec une grande conviction.
3 femmes siégeront pour le groupe Alternatives pour Chêne-Bougeries lors de la législature 2020-2025 :
Catherine Armand
Céline Pillonel
Tina Bisanti

Pour une démocratie plus participative

A Chêne-Bougeries, la vivacité des associations de quartier est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne pour la démocratie, mauvaise car elle résulte notamment de la multiplication des sujets de contestation : densification, Léman express, conflits entre les modes de transports, etc. Les immeubles ont poussé partout, y compris dans la zone villas, impliquant une forte augmentation de la population et des voitures ainsi que des atteintes écologiques. Face à ces changements, la politique municipale a montré ses limites.

Alors, les associations de quartier se sont regroupées et se positionnent comme force de propositions en matière de mobilité, d’aménagement et d’infrastructures. Ensemble, nous représentons une part conséquente de la population et nous sommes motivés pour prendre à bras le corps les défis qui nous concernent toutes et tous, particulièrement au nord de la commune qui a été trop longtemps oublié.

ll y a encore beaucoup de travail et pour les 5 prochaines années, nous voulons une démocratie plus participative intégrant les habitant.e.s dans les projets qui les concernent dès le début des réflexions. Cela nous fera gagner beaucoup de temps et d’argent… Ces changements de paradigmes se décident maintenant, dans les urnes.

Céline Pillonel et Matija Kozelj, membres d’associations de quartier de Chêne-Bougeries nord et candidat.e.s au conseil municipal

3 Chêne Culture, un trésor abandonné

Je suis très attachée aux structures intercommunales sportives et culturelles. Elles me fascinent car elles sont le témoin d’une volonté de dépasser nos différences et les obstacles administratifs, pour offrir ensemble une prestation de qualité à nos populations, grâce à la mise en commun des subventions et des compétences.

Quand elles sont bien gérées et qu’une volonté de les faire perdurer existe, évidemment.

Sur les Trois-Chêne (Thônex, Chêne-Bourg et Chêne-Bougeries), nous en avons deux. Je ne vous parlerai pas du Centre Sportif de Sous-Moulin, qui fonctionne à merveille et qui est un exemple parfait de cette collaboration intercommunale qui m’est chère. La seconde se nomme 3 Chêne Culture et est malheureusement aujourd’hui en état de mort clinique.

Suite à des problèmes de gestion globale de l’association, Chêne-Bougeries a cessé de respecter l’accord entre les 3 communes concernant le montant des subventions allouées et ne versait plus qu’une partie de sa contribution. Pour tenter de faire revenir la sérénité dans ce dossier, j’ai proposé un amendement de dernière minute au budget 2020 de la commune, pour augmenter notre subvention et rééquilibrer les apports de chacun.

Cet amendement a été accepté, les subventions prévues ont toutes été votées fin 2019 par les trois communes, et les nuages semblaient donc s’éloigner de 3 Chêne Culture. Nous allions enfin pouvoir avancer et les projets prévus pour 2020 allaient pouvoir commencer à se mettre en place.

Depuis… rien. 3 Chêne Culture est aujourd’hui un navire à la dérive (et peut-être bientôt une épave). La dernière publication de l’association sur les réseaux sociaux remonte à décembre 2018, le site internet ne fonctionne plus et le comité ne se réunit plus. La droite au pouvoir est en train de laisser crever volontairement une institution culturelle unique sur le canton, au grand dam de la gauche et des Verts.

Quand on sait la difficulté à créer et faire fonctionner ce genre d’institution, on ne peut qu’avoir un sentiment de gâchis et de tristesse face à ce trésor abandonné.

Catherine Armand,
Candidate au Conseil administratif

Rencontre transfrontalière

Une belle rencontre ce matin entre les candidat.e.s PS de la Ville de Genève, Thônex, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries et Annemasse. L’occasion de réaffirmer la nécessité pour nos communes de collaborer le plus étroitement possible en matière de mobilité, de logement, de culture.

Il est très important que les candidat.e.s aux Conseils administratifs des Trois-chêne montrent forte volonté de coopération transfrontalière, tant nos territoires sont liés et interdépendants.

Pour la France :
Christian Dupessey, maire d’Annemasse
Dominique Lachenal, maire-adjointe d’Annemasse
Christian Aebischer, maire-adjoint d’Annemasse
Mehdi Amine, candidat au CM d’Annemasse
Serge Candau, candidat au CM d’Annemasse

Pour la Suisse :
Sami Kanaan, conseiller administratif Ville de Genève
Christina Kitsos, candidate au CA Ville de Genève
Bastien Leutenegger, candidat au CA de Thônex
Jean-Luc Boesiger, candidat au CA de Chêne-Bourg
Catherine Armand, candidate au CA de Chêne-Bougeries
Olivier Gurtner, candidat au CM Ville de Genève
Matija Kozelj, candidat au CM de Chêne-Bougeries
Diego Alan Esteban, président du PS 3-Chêne et député
Emmanuel Deonna, député

Le droit au paysage

Nous avons la chance en Suisse d’avoir une nature et des paysages exceptionnels, que l’on peut aisément sillonner à pied, grâce aux 65’000 km de balisage officiel (à titre de comparaison, notre réseau routier en compte 71’540), créé et entretenu par près de 1500 bénévoles de l’association Swiss Rando. Savez-vous que ce réseau pédestre unique au monde est protégé aujourd’hui par notre Constitution ?

En 1979, le peuple suisse acceptait un nouvel article constitutionnel sur les chemins pédestres, grâce à deux hommes, Hugo Bachmann et Hans Ehrismann. Ils ont mené un long combat pour protéger ce patrimoine, car avant cette date, les chemins n’existaient pas légalement. Ils pouvaient être laissés à l’abandon, goudronnés, ou même supprimés pour laisser place à des constructions. Sans moyens, aidés au départ de leurs seules familles et amis, Hugo et Hans ont lancé leur initiative fédérale, sous l’oeil moqueur du Conseil fédéral de l’époque, pour qui les sentiers (tout comme les pistes cyclables) n’avaient rien à faire dans la Constitution.

Le combat acharné de ces idéalistes s’est terminé, après moult péripéties, par une victoire foudroyante : 77% du peuple suisse s’est rangé de leur côté. Une loi fédérale de création, entretien et promotion des chemins pédestres a suivi en 1985. Aujourd’hui, la Suisse est le seul pays au monde à avoir ancré son réseau de sentiers dans sa Constitution, et ce contexte historique doit nous permettre de réaliser que nous disposons là d’un véritable trésor.

Les communes ont leur rôle à jouer dans la préservation et la promotion de ce bien collectif. Car les chemins de randonnée pédestres ne sont pas seulement situés dans la nature, mais également en milieu urbain. Chaque commune, de la plus urbanisée à la plus campagnarde, est constellée de panneaux indicateurs jaunes, de losanges et autres marquages à la peinture. Ils font tellement partie de notre paysage quotidien que nous ne les voyons plus.

Les collectivités publiques doivent assurer à la population un accès piéton sûr et agréable au sein de leur territoire, en préservant et en créant des lieux naturels de proximité (comme l’accès public aux rives du lac bien sûr pour les communes concernées) et en les reliant entre eux par des chemins pédestres bien aménagés et si possible accessibles à tous.

Le droit au paysage, c’est un de mes engagements pour ma commune.

Mon blog de randonnées (dont beaucoup dans le canton de Genève) pour vous inspirer en vue de vos prochaines balades https://randoromandie.wordpress.com
Carte en ligne des sentiers de randonnée https://www.schweizmobil.ch

Catherine Armand
Conseillère municipale
Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries

Culture infertile à Chêne-Bougeries

On me reproche aujourd’hui dans le cadre de la campagne électorale de critiquer la politique culturelle menée depuis 5 ans par le PLR à Chêne-Bougeries, et de ne jamais participer jamais aux manifestations culturelles de ma commune. Je confirme que d’une part je n’accepte pas les billets gratuits (par principe), et que d’autre part je boycotte les évènements culturels organisés par la commune car ils ne correspondent pas à mon approche de la culture.

Pour moi, la culture est un des moteurs de la mise en relation des habitantes et habitants et de la lutte contre l’isolement. La démocratisation et l’accessibilité de la culture assurent la cohésion sociale et le vivre ensemble. Vouloir utiliser la culture à ces fins est une question de choix politique.

La politique culturelle actuelle de la commune de Chêne Bougeries manque cruellement d’audace et de cohérence. La commune doit mettre les moyens nécessaires à une véritable politique culturelle, ce qui nécessite de mettre en place un véritable service culturel avec des collaborateurs disponibles pour suivre et accompagner les projets, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. 

Chêne-Bougeries n’a d’autre part aucune stratégie en la matière et programme ses événements en fonction des propositions qui arrivent à la mairie. Il en résulte un patchwork difficile à qualifier. Quand on est programmateur culturel, on reçoit des dossiers et mails de propositions de spectacles et d’artistes constamment, on a pas forcément à toutes les traiter. Ce qu’on fait de ce genre de demande dépend de la stratégie de programmation qu’on s’est fixée, avec les publics qu’on veut atteindre, les différentes formes d’art qu’on veut présenter, selon la couleur qu’on veut donner à sa saison culturelle.

L’idéal étant de trouver le moyen de toucher tous les publics à tour de rôle, et exceptionnellement simultanément avec un grand événement culturel rassembleur et gratuit. Actuellement, les adolescents et les jeunes adultes sont souvent oubliés. Nous avons effectivement une fois par année un petit festival appelé « Deschaînés« , organisé par les travailleurs sociaux de Chêne-Bougeries, Cologny et Chêne-Bourg, mais qui s’adresse surtout aux pré-ados.

Candidate au Conseil administratif et intéressée par le dicastère de la culture (qui est par ailleurs mon métier, puisque je suis organisatrice d’événements culturels depuis 20 ans), je m’engage à proposer aux habitantes et habitants une programmation culturelle plus variée, moins onéreuse pour le public et plus audacieuse. Nous en avons les moyens, reste à en avoir la volonté !

Catherine Armand
Conseillère municipale
Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries


Je précise que ce blog ne vise pas à remettre en question le travail du service culturel et des employés communaux, mais bien les choix de la Conseillère administrative en charge.

La qualité de vie, un enjeu majeur pour Chêne-Bougeries

Quand je suis arrivée à Chêne-Bougeries, il y a 27 ans, c’était par pur hasard. On nous y proposait un appartement (oui, à l’époque, on se faisait proposer des appartements…) avec un bout de jardin dans un cadre très vert ; un rêve pour un jeune couple qui attendait son premier enfant.

Venant du quartier très minéral et froid des Nations, c’est comme une petite fille émerveillée que j’ai découvert ce cadre exceptionnel, dans un grand immeuble locatif certes, mais lové au bord de la Seymaz et ses grands arbres. J’y ai élevé mes deux garçons dans le calme, le chant des oiseaux, la proximité immédiate de l’école et des petits commerces, et un voisinage bienveillant. L’exemple même d’un quartier avec une belle « qualité de vie ».

Ah, la qualité de vie ! Elle est au coeur de toutes les promesses de campagne, de toutes les attentes des électeurs… L’urbanisation massive de notre canton ces dernières années, guidée par un plan directeur cantonal obnubilé par la production de logements, met cette thématique au coeur des préoccupations des élus et candidats, à gauche comme à droite.

Partout où on estime qu’elle est encore présente, on tente de la préserver à tout prix en freinant la densification à coup de recours, d’oppositions, de moratoires ou de plans de site. Là où elle n’a pas été un critère déterminant dans les projets de construction, on se plaint, on dénonce, on réclame. Dans les plans localisés de quartier en négociation ou en cours de construction, on se bat pour quelques arbres de plus, des jeux d’enfants, des locaux associatifs, des cheminements de mobilité douce, des lieux de rencontre. Parfois en vain, tant ces aspects sont souvent négligés ou ignorés par les promoteurs, ou relégués en fin de projet (s’il reste du temps et un peu d’argent), juste avant le dernier coup de balai.

Pour ma part, mon plus grand souhait est que chacune et chacun puisse ressentir et expérimenter au quotidien la qualité de vie dont j’estime bénéficier. Pas mue par une quelconque culpabilité d’avoir autant de chance, mais parce que se sentir bien dans son lieu de vie est une condition fondamentale du bien-être, et donc une des clés du bonheur.

Catherine Armand
Conseillère municipale
Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries

La politique pas à pas

Lors de ma dizaine de kilomètres de marche quotidienne, je traverse ma commune de part en part pour aller travailler aux Pâquis. Je l’arpente également longuement en dehors de mes trajets pendulaires. J’ai la chance de vivre à Chêne-Bougeries, une commune très arborée, qui va caresser l’Arve au sud et s’ouvre sur la campagne au nord. Je peux dire que j’en ai foulé chaque trottoir, chaque rue, chaque chemin de promenade. Je l’ai explorée méthodiquement, presque amoureusement, pour en découvrir la moindre infractuosité.

Je connais ses belles qualités, mais aussi ses défauts et ses faiblesses. Un trou dans un trottoir, un panneau de direction en mauvais état, un abribus manquant, un banc abimé, un arbre souffrant… mais aussi une petite fleur dans le béton, un écureuil sur une branche, un nain de jardin original, une ancienne maison pleine de charme ; quand on est dans l’espace-temps de la marche, lent et intimiste, rien ne nous échappe, pour peu que tous nos sens soient dédiés à cet échange entre nos semelles et le monde.

Et il y a les gens aussi. Deux marcheurs qui se croisent peuvent se regarder dans les yeux, se sourire, se dire bonjour, avec cette connivence sereine de ceux qui savent qu’il sont en train de prendre le temps de vivre. Cette connexion, je la mets en ce moment au service de ma campagne, je l’avoue, et la carte postale de présentation de ma candidature vient compléter le regard échangé.

Pendant ces pérégrinations solitaires, je peaufine et mets à l’épreuve mon discours politique, mes formules choc, je prépare mes interventions télévisées ou je commence à écrire mentalement un billet pour mon blog. Mon esprit s’envole, mon coeur s’ouvre, mon corps prend ses aises et se déploie, et me propulse dans un état de contemplation active dans lequel avancer me permet paradoxalement de prendre du recul sur ma vie, mes sentiments, mes projets, mon engagement politique.

Et si vous alliez au local de vote en marchant le 15 mars?

Catherine Armand, candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries