Merci pour votre soutien et vos votes !

Merci à toutes les électrices et tous les électeurs qui nous ont accordé leur confiance et leur vote ! Nous perdons un siège au Conseil municipal, mais nous sommes heureux du score historique de notre candidate au Conseil administratif Catherine Armand. Il est un bon signal pour la gauche dans notre commune, et démontre que nous avons su convaincre et rassembler autour de notre programme et nos idées. Nous sommes fiers de toutes nos candidates et candidats, qui ont mené cette campagne avec une grande conviction.
3 femmes siégeront pour le groupe Alternatives pour Chêne-Bougeries lors de la législature 2020-2025 :
Catherine Armand
Céline Pillonel
Tina Bisanti

Pour une démocratie plus participative

A Chêne-Bougeries, la vivacité des associations de quartier est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne pour la démocratie, mauvaise car elle résulte notamment de la multiplication des sujets de contestation : densification, Léman express, conflits entre les modes de transports, etc. Les immeubles ont poussé partout, y compris dans la zone villas, impliquant une forte augmentation de la population et des voitures ainsi que des atteintes écologiques. Face à ces changements, la politique municipale a montré ses limites.

Alors, les associations de quartier se sont regroupées et se positionnent comme force de propositions en matière de mobilité, d’aménagement et d’infrastructures. Ensemble, nous représentons une part conséquente de la population et nous sommes motivés pour prendre à bras le corps les défis qui nous concernent toutes et tous, particulièrement au nord de la commune qui a été trop longtemps oublié.

ll y a encore beaucoup de travail et pour les 5 prochaines années, nous voulons une démocratie plus participative intégrant les habitant.e.s dans les projets qui les concernent dès le début des réflexions. Cela nous fera gagner beaucoup de temps et d’argent… Ces changements de paradigmes se décident maintenant, dans les urnes.

Céline Pillonel et Matija Kozelj, membres d’associations de quartier de Chêne-Bougeries nord et candidat.e.s au conseil municipal

3 Chêne Culture, un trésor abandonné

Je suis très attachée aux structures intercommunales sportives et culturelles. Elles me fascinent car elles sont le témoin d’une volonté de dépasser nos différences et les obstacles administratifs, pour offrir ensemble une prestation de qualité à nos populations, grâce à la mise en commun des subventions et des compétences.

Quand elles sont bien gérées et qu’une volonté de les faire perdurer existe, évidemment.

Sur les Trois-Chêne (Thônex, Chêne-Bourg et Chêne-Bougeries), nous en avons deux. Je ne vous parlerai pas du Centre Sportif de Sous-Moulin, qui fonctionne à merveille et qui est un exemple parfait de cette collaboration intercommunale qui m’est chère. La seconde se nomme 3 Chêne Culture et est malheureusement aujourd’hui en état de mort clinique.

Suite à des problèmes de gestion globale de l’association, Chêne-Bougeries a cessé de respecter l’accord entre les 3 communes concernant le montant des subventions allouées et ne versait plus qu’une partie de sa contribution. Pour tenter de faire revenir la sérénité dans ce dossier, j’ai proposé un amendement de dernière minute au budget 2020 de la commune, pour augmenter notre subvention et rééquilibrer les apports de chacun.

Cet amendement a été accepté, les subventions prévues ont toutes été votées fin 2019 par les trois communes, et les nuages semblaient donc s’éloigner de 3 Chêne Culture. Nous allions enfin pouvoir avancer et les projets prévus pour 2020 allaient pouvoir commencer à se mettre en place.

Depuis… rien. 3 Chêne Culture est aujourd’hui un navire à la dérive (et peut-être bientôt une épave). La dernière publication de l’association sur les réseaux sociaux remonte à décembre 2018, le site internet ne fonctionne plus et le comité ne se réunit plus. La droite au pouvoir est en train de laisser crever volontairement une institution culturelle unique sur le canton, au grand dam de la gauche et des Verts.

Quand on sait la difficulté à créer et faire fonctionner ce genre d’institution, on ne peut qu’avoir un sentiment de gâchis et de tristesse face à ce trésor abandonné.

Catherine Armand,
Candidate au Conseil administratif

Rencontre transfrontalière

Une belle rencontre ce matin entre les candidat.e.s PS de la Ville de Genève, Thônex, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries et Annemasse. L’occasion de réaffirmer la nécessité pour nos communes de collaborer le plus étroitement possible en matière de mobilité, de logement, de culture.

Il est très important que les candidat.e.s aux Conseils administratifs des Trois-chêne montrent forte volonté de coopération transfrontalière, tant nos territoires sont liés et interdépendants.

Pour la France :
Christian Dupessey, maire d’Annemasse
Dominique Lachenal, maire-adjointe d’Annemasse
Christian Aebischer, maire-adjoint d’Annemasse
Mehdi Amine, candidat au CM d’Annemasse
Serge Candau, candidat au CM d’Annemasse

Pour la Suisse :
Sami Kanaan, conseiller administratif Ville de Genève
Christina Kitsos, candidate au CA Ville de Genève
Bastien Leutenegger, candidat au CA de Thônex
Jean-Luc Boesiger, candidat au CA de Chêne-Bourg
Catherine Armand, candidate au CA de Chêne-Bougeries
Olivier Gurtner, candidat au CM Ville de Genève
Matija Kozelj, candidat au CM de Chêne-Bougeries
Diego Alan Esteban, président du PS 3-Chêne et député
Emmanuel Deonna, député

Le droit au paysage

Nous avons la chance en Suisse d’avoir une nature et des paysages exceptionnels, que l’on peut aisément sillonner à pied, grâce aux 65’000 km de balisage officiel (à titre de comparaison, notre réseau routier en compte 71’540), créé et entretenu par près de 1500 bénévoles de l’association Swiss Rando. Savez-vous que ce réseau pédestre unique au monde est protégé aujourd’hui par notre Constitution ?

En 1979, le peuple suisse acceptait un nouvel article constitutionnel sur les chemins pédestres, grâce à deux hommes, Hugo Bachmann et Hans Ehrismann. Ils ont mené un long combat pour protéger ce patrimoine, car avant cette date, les chemins n’existaient pas légalement. Ils pouvaient être laissés à l’abandon, goudronnés, ou même supprimés pour laisser place à des constructions. Sans moyens, aidés au départ de leurs seules familles et amis, Hugo et Hans ont lancé leur initiative fédérale, sous l’oeil moqueur du Conseil fédéral de l’époque, pour qui les sentiers (tout comme les pistes cyclables) n’avaient rien à faire dans la Constitution.

Le combat acharné de ces idéalistes s’est terminé, après moult péripéties, par une victoire foudroyante : 77% du peuple suisse s’est rangé de leur côté. Une loi fédérale de création, entretien et promotion des chemins pédestres a suivi en 1985. Aujourd’hui, la Suisse est le seul pays au monde à avoir ancré son réseau de sentiers dans sa Constitution, et ce contexte historique doit nous permettre de réaliser que nous disposons là d’un véritable trésor.

Les communes ont leur rôle à jouer dans la préservation et la promotion de ce bien collectif. Car les chemins de randonnée pédestres ne sont pas seulement situés dans la nature, mais également en milieu urbain. Chaque commune, de la plus urbanisée à la plus campagnarde, est constellée de panneaux indicateurs jaunes, de losanges et autres marquages à la peinture. Ils font tellement partie de notre paysage quotidien que nous ne les voyons plus.

Les collectivités publiques doivent assurer à la population un accès piéton sûr et agréable au sein de leur territoire, en préservant et en créant des lieux naturels de proximité (comme l’accès public aux rives du lac bien sûr pour les communes concernées) et en les reliant entre eux par des chemins pédestres bien aménagés et si possible accessibles à tous.

Le droit au paysage, c’est un de mes engagements pour ma commune.

Mon blog de randonnées (dont beaucoup dans le canton de Genève) pour vous inspirer en vue de vos prochaines balades https://randoromandie.wordpress.com
Carte en ligne des sentiers de randonnée https://www.schweizmobil.ch

Catherine Armand
Conseillère municipale
Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries

Culture infertile à Chêne-Bougeries

On me reproche aujourd’hui dans le cadre de la campagne électorale de critiquer la politique culturelle menée depuis 5 ans par le PLR à Chêne-Bougeries, et de ne jamais participer jamais aux manifestations culturelles de ma commune. Je confirme que d’une part je n’accepte pas les billets gratuits (par principe), et que d’autre part je boycotte les évènements culturels organisés par la commune car ils ne correspondent pas à mon approche de la culture.

Pour moi, la culture est un des moteurs de la mise en relation des habitantes et habitants et de la lutte contre l’isolement. La démocratisation et l’accessibilité de la culture assurent la cohésion sociale et le vivre ensemble. Vouloir utiliser la culture à ces fins est une question de choix politique.

La politique culturelle actuelle de la commune de Chêne Bougeries manque cruellement d’audace et de cohérence. La commune doit mettre les moyens nécessaires à une véritable politique culturelle, ce qui nécessite de mettre en place un véritable service culturel avec des collaborateurs disponibles pour suivre et accompagner les projets, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. 

Chêne-Bougeries n’a d’autre part aucune stratégie en la matière et programme ses événements en fonction des propositions qui arrivent à la mairie. Il en résulte un patchwork difficile à qualifier. Quand on est programmateur culturel, on reçoit des dossiers et mails de propositions de spectacles et d’artistes constamment, on a pas forcément à toutes les traiter. Ce qu’on fait de ce genre de demande dépend de la stratégie de programmation qu’on s’est fixée, avec les publics qu’on veut atteindre, les différentes formes d’art qu’on veut présenter, selon la couleur qu’on veut donner à sa saison culturelle.

L’idéal étant de trouver le moyen de toucher tous les publics à tour de rôle, et exceptionnellement simultanément avec un grand événement culturel rassembleur et gratuit. Actuellement, les adolescents et les jeunes adultes sont souvent oubliés. Nous avons effectivement une fois par année un petit festival appelé « Deschaînés« , organisé par les travailleurs sociaux de Chêne-Bougeries, Cologny et Chêne-Bourg, mais qui s’adresse surtout aux pré-ados.

Candidate au Conseil administratif et intéressée par le dicastère de la culture (qui est par ailleurs mon métier, puisque je suis organisatrice d’événements culturels depuis 20 ans), je m’engage à proposer aux habitantes et habitants une programmation culturelle plus variée, moins onéreuse pour le public et plus audacieuse. Nous en avons les moyens, reste à en avoir la volonté !

Catherine Armand
Conseillère municipale
Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries


Je précise que ce blog ne vise pas à remettre en question le travail du service culturel et des employés communaux, mais bien les choix de la Conseillère administrative en charge.

La qualité de vie, un enjeu majeur pour Chêne-Bougeries

Quand je suis arrivée à Chêne-Bougeries, il y a 27 ans, c’était par pur hasard. On nous y proposait un appartement (oui, à l’époque, on se faisait proposer des appartements…) avec un bout de jardin dans un cadre très vert ; un rêve pour un jeune couple qui attendait son premier enfant.

Venant du quartier très minéral et froid des Nations, c’est comme une petite fille émerveillée que j’ai découvert ce cadre exceptionnel, dans un grand immeuble locatif certes, mais lové au bord de la Seymaz et ses grands arbres. J’y ai élevé mes deux garçons dans le calme, le chant des oiseaux, la proximité immédiate de l’école et des petits commerces, et un voisinage bienveillant. L’exemple même d’un quartier avec une belle « qualité de vie ».

Ah, la qualité de vie ! Elle est au coeur de toutes les promesses de campagne, de toutes les attentes des électeurs… L’urbanisation massive de notre canton ces dernières années, guidée par un plan directeur cantonal obnubilé par la production de logements, met cette thématique au coeur des préoccupations des élus et candidats, à gauche comme à droite.

Partout où on estime qu’elle est encore présente, on tente de la préserver à tout prix en freinant la densification à coup de recours, d’oppositions, de moratoires ou de plans de site. Là où elle n’a pas été un critère déterminant dans les projets de construction, on se plaint, on dénonce, on réclame. Dans les plans localisés de quartier en négociation ou en cours de construction, on se bat pour quelques arbres de plus, des jeux d’enfants, des locaux associatifs, des cheminements de mobilité douce, des lieux de rencontre. Parfois en vain, tant ces aspects sont souvent négligés ou ignorés par les promoteurs, ou relégués en fin de projet (s’il reste du temps et un peu d’argent), juste avant le dernier coup de balai.

Pour ma part, mon plus grand souhait est que chacune et chacun puisse ressentir et expérimenter au quotidien la qualité de vie dont j’estime bénéficier. Pas mue par une quelconque culpabilité d’avoir autant de chance, mais parce que se sentir bien dans son lieu de vie est une condition fondamentale du bien-être, et donc une des clés du bonheur.

Catherine Armand
Conseillère municipale
Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries

La politique pas à pas

Lors de ma dizaine de kilomètres de marche quotidienne, je traverse ma commune de part en part pour aller travailler aux Pâquis. Je l’arpente également longuement en dehors de mes trajets pendulaires. J’ai la chance de vivre à Chêne-Bougeries, une commune très arborée, qui va caresser l’Arve au sud et s’ouvre sur la campagne au nord. Je peux dire que j’en ai foulé chaque trottoir, chaque rue, chaque chemin de promenade. Je l’ai explorée méthodiquement, presque amoureusement, pour en découvrir la moindre infractuosité.

Je connais ses belles qualités, mais aussi ses défauts et ses faiblesses. Un trou dans un trottoir, un panneau de direction en mauvais état, un abribus manquant, un banc abimé, un arbre souffrant… mais aussi une petite fleur dans le béton, un écureuil sur une branche, un nain de jardin original, une ancienne maison pleine de charme ; quand on est dans l’espace-temps de la marche, lent et intimiste, rien ne nous échappe, pour peu que tous nos sens soient dédiés à cet échange entre nos semelles et le monde.

Et il y a les gens aussi. Deux marcheurs qui se croisent peuvent se regarder dans les yeux, se sourire, se dire bonjour, avec cette connivence sereine de ceux qui savent qu’il sont en train de prendre le temps de vivre. Cette connexion, je la mets en ce moment au service de ma campagne, je l’avoue, et la carte postale de présentation de ma candidature vient compléter le regard échangé.

Pendant ces pérégrinations solitaires, je peaufine et mets à l’épreuve mon discours politique, mes formules choc, je prépare mes interventions télévisées ou je commence à écrire mentalement un billet pour mon blog. Mon esprit s’envole, mon coeur s’ouvre, mon corps prend ses aises et se déploie, et me propulse dans un état de contemplation active dans lequel avancer me permet paradoxalement de prendre du recul sur ma vie, mes sentiments, mes projets, mon engagement politique.

Et si vous alliez au local de vote en marchant le 15 mars?

Catherine Armand, candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries

Soutien du conseiller national socialiste Christian Dandrès

« Le nombre d’habitant.e.s de Chêne-Bougeries augmente ainsi que les besoins de la population. Il est nécessaire de créer de nouvelles places de crèches, des logements abordables, d’assurer une meilleure desserte en transport public, un soutien accru des seniors, etc. Les autorités de Chêne-Bougeries, à majorité de droite, thésaurisent les excédents aux comptes et mènent une politique sociale digne des dames patronnesses. Elles laissent insatisfaits les besoins d’une partie importante de la population. Les Socialistes s’engagent pour un service public étoffé et de qualité, qui est un aspect décisif pour concrétiser des principes aussi essentiels que l’égalité entre femmes et hommes. Comment concilier vie professionnelle et vie familiale sans place de crèche ? Engagée, pugnace et dotée d’une belle intelligence politique, Catherine Armand est à même de concrétiser les attentes de celles et ceux pour qui la dignité est l’affaire de toutes et tous. »

Christian Dandrès, conseiller national

La Gradelle : un quartier cerné par les antennes 5G

La prolifération de plus en plus rapide d’antennes 5G sur le territoire genevois malgré un moratoire cantonal et des moratoires communaux révèle la détermination des opérateurs à mettre en oeuvre cette nouvelle technologie dans une ambiance très concurrentielle, tout autant que l’impuissance des autorités à contrôler cette fuite en avant. 

Etablie par la RTS à partir des données de l’OFCOM, la carte de comparaison des antennes 5G entre juin 2019 et janvier 2020 est édifiante… Dans le quartier de la Gradelle à Chêne-Bougeries par exemple, ce sont 4 (!!) antennes 5G qui ont été installées ces derniers mois (dont deux côte à côte), à proximité immédiate de 2 crèches, 1 EMS, 1 école primaire, 1 cycle d’orientation et un centre de loisirs. Sans oublier près de 1500 habitants. 

Malgré le moratoire cantonal, et une motion de notre groupe politique Alternatives pour Chêne-Bougeries et les Verts acceptée au Conseil municipal, les opérateurs continuent l’installation d’antennes 5G sur notre territoire communal en toute impunité, en transformant les antennes existantes, qui sont déjà au bénéfice d’une concession fédérale. 

Au moment du vote de cette motion, une seule antenne 5G était active à Chêne-Bougeries selon la carte de l’OFCOM, sur le toit des immeubles de la Gradelle, au niveau du no 32. Or, depuis le vote de cette motion, pas moins de 3 nouvelles antennes 5G ont été activées, portant à 4 les antennes 5G sur les toits de la Gradelle. C’est d’ailleurs le seul endroit de la commune pour l’instant à en être équipé.

La situation actuelle à la Gradelle :
Chemin de la Gradelle 32 : Antenne 3G/4G SWISSCOM transformée avec 5G (dossier APA 17114/1)
Avenue des Amazones 6 : Antenne 4G SWISSCOM transformée avec 5G (dossier DD 102652/1)
Avenue des Cavaliers 13 : Antenne 3G/4G SWISSCOM transformée avec 5G (dossier DD 106542/1)
Avenue des Amazones 4 : Antenne SUNRISE transformée avec 5G, mais présentée comme nouvelle antenne sur le site de l’OFCOM dossier DD 99826/1)

Intriguée par l’antenne de l’avenue des Amazones 4 dont le statut semble flou, une petite enquête auprès de l’Office des autorisations de construire de l’Etat de Genève révèle que le processus d’implantation des antennes 5G échappe grandement au contrôle de l’Etat.

L’installation du 4 avenue des Amazones dispose d’une autorisation d’exploitation depuis 2005, sans qu’aucune antenne n’y soit toutefois répertoriée par l’OFCOM (Voir la carte OFCOM des antennes de téléphonie mobile).

Selon l’Etat, une autorisation non utilisée perd sa validité au bout de 4 ans au maximum (2 ans + 2 pans de prolongation possible). Or cette autorisation est restée valide jusqu’à aujourd’hui et fin 2019 l’opérateur a saisi le SABRA (Service de l’air, du bruit et des rayonnements non ionisants) via Enkom AG (installateur) pour demander une autorisation de « modification mineure » ne nécessitant pas d’autorisation de construire (en clair un ajout de la 5G sur une antenne déjà au bénéfice d’une autorisation).

Alors, cette antenne était-elle pré-existante ou une antenne 5G a-t-elle été installée en toute impunité malgré le moratoire à un emplacement inutilisé par l’opérateur ? Difficile de le savoir…

De fait, l’Etat (de l’aveu du responsable ayant répondu à mes questions) n’a aucun moyen de connaître précisément la nature des « transformations mineures » annoncées. La technologie 5G n’apparaît nulle part dans les documents, il semble que tout se fasse tacitement !

Ce qu’on peut conclure de cet exemple de la Gradelle ? Que l’installation de la 5G sur le territoire se fait de façon totalement opaque et presque en catimini, sous le nez d’autorités impuissantes (malgré des moratoires brandis de tous côtés) et finalement peu curieuses d’enquêter sur la légitimité de certaines antennes.

Catherine Armand
Conseillère municipale 
Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries