La qualité de vie, un enjeu majeur pour Chêne-Bougeries

Quand je suis arrivée à Chêne-Bougeries, il y a 27 ans, c’était par pur hasard. On nous y proposait un appartement (oui, à l’époque, on se faisait proposer des appartements…) avec un bout de jardin dans un cadre très vert ; un rêve pour un jeune couple qui attendait son premier enfant.

Venant du quartier très minéral et froid des Nations, c’est comme une petite fille émerveillée que j’ai découvert ce cadre exceptionnel, dans un grand immeuble locatif certes, mais lové au bord de la Seymaz et ses grands arbres. J’y ai élevé mes deux garçons dans le calme, le chant des oiseaux, la proximité immédiate de l’école et des petits commerces, et un voisinage bienveillant. L’exemple même d’un quartier avec une belle « qualité de vie ».

Ah, la qualité de vie ! Elle est au coeur de toutes les promesses de campagne, de toutes les attentes des électeurs… L’urbanisation massive de notre canton ces dernières années, guidée par un plan directeur cantonal obnubilé par la production de logements, met cette thématique au coeur des préoccupations des élus et candidats, à gauche comme à droite.

Partout où on estime qu’elle est encore présente, on tente de la préserver à tout prix en freinant la densification à coup de recours, d’oppositions, de moratoires ou de plans de site. Là où elle n’a pas été un critère déterminant dans les projets de construction, on se plaint, on dénonce, on réclame. Dans les plans localisés de quartier en négociation ou en cours de construction, on se bat pour quelques arbres de plus, des jeux d’enfants, des locaux associatifs, des cheminements de mobilité douce, des lieux de rencontre. Parfois en vain, tant ces aspects sont souvent négligés ou ignorés par les promoteurs, ou relégués en fin de projet (s’il reste du temps et un peu d’argent), juste avant le dernier coup de balai.

Pour ma part, mon plus grand souhait est que chacune et chacun puisse ressentir et expérimenter au quotidien la qualité de vie dont j’estime bénéficier. Pas mue par une quelconque culpabilité d’avoir autant de chance, mais parce que se sentir bien dans son lieu de vie est une condition fondamentale du bien-être, et donc une des clés du bonheur.

Catherine Armand
Conseillère municipale
Candidate au Conseil administratif de Chêne-Bougeries

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